5 conseils pour maintenir et développer son employabilité

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Pour constituer notre équipe de managers de transition nous rencontrons en entretien individuel depuis 10 ans en moyenne deux candidats par jour ; soit à ce jour plus de 4 000 cadres dirigeants s’intéressant de près ou de loin au management de transition.  Nous livrons ici quelques recettes pour maintenir et développer son employabilité …

 

1. Faire le deuil de son dernier emploi, titre, fonction, statut, responsabilité, salaire …

On ne peut être et avoir été …C’est parfois douloureux de découvrir cette réalité et parfois difficile de rebondir. On ne peut être et avoir été mais l’important n’est-il pas d’avancer ? Et non de rester dans son coin à se morfondre en pensant au passé. Parfois nous avons besoin de nous faire accompagner…Cela prend en général entre 6 et 12 mois. Parfois les candidats n’y arrivent jamais. C’est catastrophique. Plus vite on fait le deuil de son dernier employeur et plus vite on est disponible pour un nouveau challenge. Faire le deuil signifie aussi ne pas systématiquement rechercher par souci de sécurité le même poste dans le même secteur (même si les chasseurs de têtes vous forcent à cocher des cases …). Faire le deuil c’est être capable d’affronter la réalité d’un marché de l’emploi qui évolue très rapidement.

Deux exemples :

  • Les phénomènes de concentration (fusions, rachats etc…) ont pour conséquence de supprimer des postes (après une fusion c’est rare si on garde 2 directeurs généraux, 2 directeurs financiers, 2 DRH, 2 directeurs des systèmes d’information,  …).
  • Les jeunes bien formés (souvent moins chers, plus malléables et plus mobiles) poussent pour obtenir les bons postes …

Il s’agit le plus souvent de travailler autrement…De faire différemment…D’aller chercher le travail là où il se trouve …Rarement près de chez soi…

 

2. Un choix de vie autant qu’un choix de vie professionnelle …

On ne saisit pas une opportunité qui va nous éloigner durablement de nos bases ou modifier l’image que l’on a de soi sans en parler à son entourage au premier rang duquel, son conjoint. Cela ne tient pas. L’entourage doit être d’accord sur le nouveau challenge ; éventuellement sur la prise de risque s’il y a un risque ou des aléas dans le nouveau job …

Depuis la crise de 2008, qui peut vraiment affirmer qu’il a démarré un nouveau job où dès le départ tout était clair à 100 % ?

 

3/ Les chasseurs de têtes sont prédictibles.

Ils font toujours la même chose. Répondre aux cahiers des charges des clients (on ne sait jamais au cas où le mouton à 5 pattes existerait !). Les « short lists » sont toujours constituées de la même manière : un profil senior mais un peu cher, un jeune qui manque un peu d’expérience mais a du potentiel et une femme. C’est la configuration statistique la plus répandue. A chacun donc de bien se préparer pour les derniers entretiens et surtout sortir vainqueur de la « short list ». Seule la victoire est belle. Pour sortir vainqueur c’est simple : Etre soi même et capitaliser sur ses atouts ; ne pas essayer de « dégommer » les autres ou pire de les singer. Assumer son expérience et le prix qui va avec, assumer son manque d’expérience et mettre en avant son dynamisme. Enfin assumer sa féminité …Voilà quelques règles d’or.

 

4/ Une bonne et une mauvaise nouvelle …

Tout d’abord la mauvaise : La crise a multiplié par trois ou quatre le nombre de candidats disponibles comparé au nombre d’offres d’emplois (marché visible + marché caché). Pour un poste de dirigeant en entreprise il n’est pas rare de recevoir 300 à 500 candidatures. Comment sortir du paquet des 300 ? Impossible ! C’est la loterie.

La bonne nouvelle : Chacun de vous est unique ! Et c’est vrai !

Il s’agit pour chacun de construire son offre de services (et non son CV) autour de deux ou trois points clés où vous faites la différence …De vous mettre à la place de l’entreprise ou du décideur que vous allez rencontrer ; de raisonner comme lui c’est-à-dire en termes d’utilité immédiate. Qu’avez-vous concrètement à lui apporter ? En quoi allez-vous lui ôter rapidement une épine dans le pied ? Qu’allez-vous lui faire gagner rapidement ? Quelles preuves concrètes ? Quelles réalisations avérées et donc chiffrées, pouvez-vous apporter de ce que vous affirmez ? Quelle preuve pouvez-vous fournir vous allez « payer » votre salaire au cours des 6 prochains mois ? Que vous ne serez pas un coût (un boulet !) pour l’entreprise mais « une ressource » ? Quelle garantie pouvez-vous fournir que les résultats que vous allez apporter à l’entreprise seront pérennes ? Que vous n’allez pas mettre le bazar ? Que vos résultats ne se feront pas au détriment d’autres fonctions de l’entreprise ? Raisonnez en termes de réalisations et non de titres ou de statut, voilà la clé….

 

5/ Trois missions réussies valent mieux qu’un Executive MBA !

Puis qu’il ne s’agit plus de faire un beau CV pour trouver un job (il n’y a jamais au eu autant d’HEC ou de Centraliens au chômage) mais de se mettre dans la peau de son vis-à-vis en se demandant de quoi il a besoin pour gagner et qu’est-ce qu’on peut lui apporter rapidement en termes de résultats, le calcul est vite fait.

En trois missions, trois CDD etc. vous allez acquérir un savoir-faire, un savoir-être, des réalisations avérées dans trois environnements ou dans trois pays différents, dans trois secteurs d’activités différents, avec trois équipes différentes, trois systèmes de gestion différents. Vous allez devenir le spécialiste de tel projet ou de telle situation…Le « bouche à oreille » marchera…La pompe sera amorcée.

 

Voilà, maintenant vous savez tout. A vous de passer à l’action…

 

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