AAA !

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Ah ! Ah ! Ah !
Allo Docteur CASH ? J’ai mal à mon triple A … C’est grave Docteur ?

Les économistes nous ont habitué à réapprendre l’alphabet…Rappelez-vous en 2008, on nous parlait de sortie de crise en L, en U, en V puis en W. Ce scenario est désormais le plus plausible aujourd’hui. Ainsi l’économie fonctionnerait selon des cycles. Les anglo-saxons l’acceptent. Pas nous !
Traditionnellement les cycles sont de 6 ans :

  • Année 1 : On déstocke
  • Année 2 : On désinvestit
  • Année 3 : On plonge
  • Année 4 : On re-stocke
  • Année 5 : On réinvestit ; on va de l’avant
  • Année 6 : On  remonte la pente

La phase de reprise devrait servir à purger les comptes. Or nous n’avons jamais purgé les comptes. Maintenant nous sommes au pied du mur. L’apurement à faire est celui de l’apurement cumulé des apurements que l’on n’a jamais voulu faire depuis 30 ans (« les 30 piteuses »). Cela signifie-t-il que nous allons perdre un cycle ? Que rien ne va se passer d’ici 2017/2018 ? Que tout est cuit comme certains nous le prédisent ? Que nous repartirons du bon pied en 2018 sur une base apurée ? Qui pourra tenir jusqu’en 2018 ?

La solution ? Innover !

Par définition, par nature, par essence, les entrepreneurs sont tous des Schumpeteriens…mais cela suffira-t-il ?

A quoi cela sert-il d’innover, de rendre son entreprise plus compétitive, ses produits plus attrayants pour les consommateurs (notamment à l’export) si en fait personne n’est prêt à acheter. Le marché ne serait plus infini mais fini ? Rien ne servirait à se préparer à exporter si personne n’est prêt à importer …

« Les marchés peuvent rester irrationnels plus longtemps que tu peux rester solvable … »

Même avec une croissance faible, les entreprises, le monde ne vont pas s’arrêter de tourner. Il reste encore des poches de croissance dans les pays émergents.
Passer le cap difficile qui s’annonce rend nécessaire la prise de risque (le risque principal n’est-il pas de ne prendre aucun risque ?) et donc d’innover et d’aller chercher dans les pays émergents les relais de croissance qui nous manquent…D’y aller de manière raisonnée, organisée et planifiée…pas de façon dispersée. La période qui s’annonce sera une période de croissance plus basse. Il faudra aller la chercher sur le terrain. So what ? Le travail ne nous fait pas peur …  « Oui mais alors quid des financements ? »  nous susurrent les sceptiques.
Les années à venir s’annoncent moroses pour la trésorerie des entreprises.

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Les schémas ci-dessus nous permettent déjà d’apporter deux commentaires et de révéler deux pistes d’action :

  • Les entreprises devront à l’avenir être plus sélectives dans le choix de leurs projets d’investissements,
  • Le rôle des financiers d’entreprises sera considérablement renforcé à la fois car ils participent par leurs analyses chiffrées à la sélection des projets mais aussi parce qu’ils contribuent à la recherche des financements en privilégiant dans cette quête la diversification des sources de financement pour n’être dépendant d’aucun.

C’est vrai qu’il y aura moins de ressources disponibles, moins de distribution de crédit, moins d’effet de levier…Mais gardons confiance …et restons motivés !
Il y aura aussi plus de régulation, moins de paradis fiscaux, moins d’évasion fiscale et moins de tricheries, moins d’opacité, plus de transparence, plus d’égalité de traitement entre la  finance de marché et la finance d’entreprise (la vraie !), celle qui nous anime, celle qui est au service des opérations et de l’économie réelle.

AAA signifiera donc pour nous tous au cours des prochaines années : Action ! Action ! Action !

 

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