Chez nous, c’est différent!

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Au commencement il y a le bilan …

Agir oui ! Mais agir dans quel cadre ? Celui de l’entreprise bien sûr. Et déjà j’entends poindre l’objection que j’entends depuis 10 ans : « C’est bien beau tout cela. Mais chez nous c’est différent… ».

C’est vrai que parmi les 400 entreprises et plus pour lesquelles nous avons travaillé depuis 10 ans, il n’y en avait pas deux pareilles. Chacune avait ses spécificités, ses produits, son marché, sa manière de fonctionner. Chacune avait développé sa batterie d’indicateurs propres à son métier. D’ailleurs, le plus souvent, les investisseurs qui avaient mis de l’argent dans ces entreprises, avaient eu l’intelligence de laisser les dirigeants choisir eux-mêmes leurs indicateurs de performance et leurs formats de reporting d’activité. C’est très rare qu’ils s’en soient mêlés… Aussi avons-nous eu l’habitude de fonctionner avec des formats de P&L (compte d’exploitation) très divers …mélanges le plus souvent d’indicateurs physiques et financiers. Par contre pour ce qui concerne la trésorerie cela a toujours été un « exercice imposé ». Comme en patinage artistique il y a les figures libres et les figures imposées. La note technique et la note artistique. Chacun son métier ou plutôt chacun sa sphère de responsabilité. Car effectivement si « Chez nous c’est différent » en termes d’activités et de format de compte d’exploitation, « Chez nous CE N’EST PAS DIFFERENT » en termes de trésorerie et de format de bilan.

Nous avons bien rencontré de temps en temps des dirigeants d’entreprises et même des directeurs financiers qui essayaient de nous soutenir mordicus le contraire ; que chez eux tout était différent : le compte de résultats, le bilan, la trésorerie…qu’ils avaient un BFR inversé ou négatif comme ils disaient…Que nous n’y comprenions rien, ni nous, ni leurs actionnaires, ni leurs banquiers d’ailleurs. A de rares exceptions près, la suite nous a donné raison. Les chiffres sont têtus…

Le schéma ci-dessous reflète la structure moyenne des bilans des entreprises dans lesquelles nous sommes intervenus au cours des 10 dernières années. Cette structure n’est pas très éloignée de la structure moyenne des bilans des entreprises françaises.

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Commentaire sur le tableau ci-dessus : BFR = Clients + Stocks – Fournisseurs = 30 % du bilan

Le BFR c’est le montant nécessaire au financement de l’exploitation courante de l’entreprise. Dans le tableau ci-dessus il est financé par des dettes bancaires qui représentent 30 % du passif du bilan…

 

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